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La course vue par Xav' |
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Nos courses précédentes
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C’est
notre 3ème participation au Berlin-Breslau, trois années de
bonheur à vivre la course et quelle course. Certains penseront que nous
pouvons en faire un peu beaucoup autour de cette épreuve. Oui car cela
nous passionne et non car se sont 10 jours à vivre pleinement. Que
dis-je dix jours, 355 jours à se prendre la tête pour savoir comment
on va pouvoir participer l’année suivante. C’est
toujours le même gros boulot de réunir argent, matériel et équipe
autour d’une semaine de course. Ceux qui d’entrent vous participent
à ce genre d’événement ou qui les organisent savent qu’elle énergie
il faut dépenser ne serait ce que pour arriver sur la ligne de départ. Pour
nous la ligne de départ c’est Janvier, quel sponsor nous suivra une
année encore et quelle somme parviendrons nous à réunir. Déduction
faite des frais de participation (inscription, gasoil, nourriture, etc…),
vient le délicat moment de choisir dans quelle partie de la voiture
nous allons dépenser cet argent. Cette année ce fût dans le moteur
(achat d’un moteur 2LT II d’occasion chez 3R4x4), de toute façon
nous n’avions pas trop le choix car le brave 2 LT avait rendu l’âme. Nous
voilà donc à nouveau sur les routes en ce magnifique jeudi de Juin,
pour cette longue, très longue route vers la région sud de Berlin.
C’est la partie la moins drôle de toute l’aventure, se taper les 1
000 km pour se rendre au départ de la course. Nous prenons tous notre
mal en patience, on laisse les kilomètres défiler lentement agrémentés
de poses pour se restaurer. Malgré tout cette année, compte tenu de
l’excellente organisation, le HDJ 80 de Werner avec remorque
porte-voiture ainsi que le HZJ 75 de Éric avec remorque bagagère, nous
avons pu laisser libre le lit qui se trouve dans ce dernier. Un vrai
bonheur que de pouvoir dormir presque comme à la maison. Après
15h00 de route nous voilà « rendu » une nouvelle fois du
coté de Seftenberg dans nos mines préférées. Y fait chaud, super
chaud, aux alentours de 35°C !!!!
Y’a plein de poussières !!!! Nous
installons notre bivouac et c’est parti pour les derniers préparatifs
sur la voiture et les formalités d’inscription. Cette année coté
formalité c’est du « light ». Accompagné de mon
traducteur perso, en la personne de Werner Luxembourgeois de langue
« teutonne », nous nous présentons aux commissaires pour
les contrôles. Bon, allez cela a du prendre 30 secondes, le plus long
à du être de dire bonjour !!!! Serait ce le fait de parler la
langue locale qui éviterait pleins de tracasseries ?!?!? Dernière
soirée peinarde devant un steak haché purée Mousline et de la crème
au chocolat en dessert…c’est que ça devient gastronomique nos menus
sur le Breslau. Le
lendemain matin c’est « Der prolog », une petite boucle de
13 km. Pour nous c’est pas terrible, le nouveau moteur chauffe et nous
nous perdons quelques fois. Il y a quelques zones un peu raides mais
rien de bien méchant. Ce soir un peu de mécanique jusqu’à 3h00 du
matin pour résoudre le problème de chauffe avec des morceaux prélevés
sur le HZJ 75 de Éric. Un
nouveau jour commence en ce dimanche matin chaud et très poussiéreux.
Nous allons jouer dans la mine pendant 2 heures. Coté sensations ça va
ressembler à ce que nous avions vécues en 2005. Il y a de la très
grosse descente, le LJ sur les deux roues avants !!! Deux voitures
et deux camions vont terminer sur le toit. Passages de terril en
croisement de pont sur 3 km et de la piste rapide avec un peu de
navigation. Nous pensions nous refaire un poil sur cette 1er
étape mais ça va embouteiller dans les terrils et nous faire perdre 20
minutes. Tant pis, la course est encore longue. Le classement de cette étape fait apparaître que les 50 premiers se tiennent dans 20 minutes, dont nous. Les 20 premiers se tiennent eux dans la minute !!! Lundi,
transhumance vers la Pologne par une longue liaison de 370 km. La spéciale
nous offre son lot de bourbiers à traverser « wilkommen in
Poland ». Quatre obstacles traversés comme qui rigole sans avoir
recours au treuil, mais nous allons nous vautrés dans une simple mare,
ben « y a des fois » où on fait pas exprès mais se serait
tout comme. S’y
retrouver cette année dans le road book est un peu plus complexe que
l’année précédente, pas mal de chemin qui se ressemble et on se
perd, 15 minutes à essayer de retrouver la bonne direction. « vas
y essayes cette piste là » « on y est déjà passé »
« vas y quand même » « t’est sur ? »
« ah ! ben ça colle maintenant » … « bon
ben, on est en fait jamais passé par là !!!! » La
promenade de la journée durera 4 heures, dont 40 km sans direction
assisté. Il fait de drôle de bruit Stéf dans la voiture quand il faut
tourner le volant... bizarre comme garçon… Mardi,
nous continuons notre bonhomme de chemin en continuant de grappiller
quelques places au général. Deux beaux treuillages durant la journée
comme les organisateurs savent nous les inventer. Deux autres passages négociés
comme la veille avec la tête vont nous faire gagner un peu de temps. Dommage
que lors de ces passages délicats, il n’y est pas le temps de prendre
quelques photos. C’est toujours impressionnant d’arriver là et de
trouver tout un tas de véhicules autos et camions baugés en plein
milieu d’un marécage. Cela à parfois un petit coté champêtre voir
poétique selon les situations. A
la suite des deux premiers jours, ou j’ai été pas mal chahuté dans
la voiture je me suis aperçu que mon baquet bougeais un peu…en fait
je l’ai quasiment arraché de la caisse…Stéf est une brute au
volant et NON je ne suis pas gros !!! « Gros » c’est
le surnom que m’ont donné Eric, Toff et Werner pendant toute la fin
de cette course…les mécanos des fois…pfffff…. !!! Mercredi,
le jour de la navigation. C’est plutôt roulant, vitesse maximum
atteinte 84,14 km/h, pas mal pour le LJ. J’ai un nouveau jouet dans la
voiture, ça s’appelle un GPS. Un chouette truc malgré mes faibles
connaissances en la matière. Bien utile pour cette journée où pas se
perdre était de mise. Sauf qu’à 5 km de l’arrivée on avait plus
de jus dans la voiture. Donc plus de trip, plus de GPS et pouf on cale
au fond d’un trou. Stéf à juste le temps de sortir pour signaler
notre présence, qu’arrive un Unimog lancé comme une balle, il est
tout près de nous rouler dessus. Je ne citerai pas la marque du véhicule
anglais qui nous à permis de redémarrer et nous permettre de finir
l’étape en aveugle, merci les gars. Une bien bonne journée malgré
la perte subite de notre alternateur, 26ème au général y
compris les camions. Jeudi,
le jour qu’il nous faudra éviter aux prochaines participations.
Toutes les équipes ont leur jour maudit, nous c’est le jeudi. L’année
prochaine on s’inscrit mais pas pour le jeudi. En plus c’est bête
parce qu’il y a une belle rivière mythique du Breslau à traverser.
Il y en a plein en début de parcours mais celle là c’est toujours un
régal…l’année prochaine peut être. Y
a comme un problème avec un de nos amortisseurs arrières que nous
allons à nouveau perdre comme l’an passé, en réalité, c’est plutôt
sa fixation qui n’a pas tenu. Nous allons abandonner en début d’après
midi, non loin du premier CP de la seconde spéciale ce qui va me donner
l’occasion de taper la discute avec les contrôleurs. Bien sympa les
gars. Passionné comme nous tous de 4x4, de raid et d’aventure. Nous
allons débattre de la nouveauté de l’année sur le Breslau. En
effet, les organisateurs ont décidés de ne pas nous fournir la première
page de road book de la première spéciale de la journée. Nous devrons
donc chaque soir aller recopier cette page après le briefing. Ceci
permet d’éviter que des petits malins partent le soir en
reconnaissance de l’étape du lendemain. Nos
mécanos après une longue nuit feront des merveilles pour nous
permettre de repartir le lendemain avec la fixation de l’amortisseurs
réparée. Vendredi,
déjà la fin de la semaine. Nous partons dans le fond du classement
d’étape, un truc comme 96ème mais cela ne nous mine pas.
Nous avons vu tellement d’abandon, une quarantaine depuis le début,
que nous nous disons que nous sommes bien heureux de pouvoir continuer. Ce
sera malgré tout une journée courte à cause d’une erreur dans le
road book, la course sera stoppée à la fin de la première spéciale.
Dommage on roulait plutôt bien alors bof…mais surprise en lisant les
résultats de la journée…12ème de l’étape… le LJ
peut nous permettre un tel résultat sur une journée, c’est très
encourageant. Samedi,
dernière étape du rallye. Ce jour est toujours une récompense, pour
peu que l’on franchit la ligne d’arrivée. Le huitième et dernier
jour, pas le plus long mais celui où faut que ça tienne. Même sur une
roue, il faut franchir la ligne. Les belles mers de sable qui font
chauffer les moteurs et tirent sur les dernières ressources de la
voiture. Les départs en ligne de 10 véhicules avec un goulet ou seul
deux véhicules peuvent passer. C’est pas que se soit une journée
difficile mais c’est la plus stressante. |
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